- +3,3 %pour le BRVM Composite sur le mois, malgré une séance à −3,66 %
- 34 / 48actions en baisse sur septembre : l'indice monte, la cote recule
- 256 pbd'écart à un an entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire, contre 246 fin août
Septembre restera le mois du mercredi noir. Le 23, le BRVM Composite a perdu 3,66 % en une séance et onze titres ont touché leur limite de baisse. Le récit s'arrête souvent là. Le deuxième numéro de Fiducy Recherche le mesure : ce qui s'est passé avant, ce qui s'est passé après, et ce que le reste du mois dit d'un marché qui finit pourtant en hausse.
Le numéro complet, 21 pages, est offert jusqu'au 31 octobre : il se télécharge en bas de cet article avec un compte Fiducy, gratuit. Voici cinq constats à en retenir.
1. Le mercredi noir, effacé en deux séances
La chute n'a pas commencé le 23. Le Composite clôturait à 553,71 points le vendredi 18 ; il en perd 1,6 % le lundi 21, encore 1,6 % le mardi 22, puis 3,66 % le mercredi, à 516,29 points. Sur trois séances, −6,8 %.
La suite est plus rapide encore. Le jeudi 24, l'indice reprend 2,97 %. Le vendredi 25, il clôture à 540,78 points, déjà au-dessus de son niveau de la veille du krach. Le mois se termine à 548,38 points : +3,3 % sur septembre, +58,6 % depuis le 1er janvier.
Trois séances pour descendre, deux pour remonter. Un investisseur qui aurait vendu le soir du 23 aurait figé une perte que le marché a effacée avant la fin de la semaine.
2. Les limites basses : cette fois, le rebond a été immédiat
Septembre compte 52 séances en limite de cours, 22 à la hausse et 30 à la baisse : le plus grand nombre de limites basses depuis novembre 2025. Onze sont tombées le même jour, le 23.
La revue suit chaque mois ce que font les cours le lendemain d'une limite. Sur la base historique, depuis 2016 (1 425 limites basses), un titre ne monte le lendemain que dans 38 % des cas, avec une variation moyenne de −0,62 % : la limite reporte la baisse, elle ne l'arrête pas.
Le 24 septembre a fait exactement l'inverse. Sur les onze titres bloqués la veille, huit ont monté, deux sont restés stables, un seul a encore baissé. Variation moyenne : +3,4 %. Trois d'entre eux, BOA Mali, Loterie Nationale du Bénin et Sucrivoire, sont même passés directement d'une limite basse à une limite haute.
Onze observations sur une seule séance ne font pas une loi. Elles montrent en revanche qu'une baisse collective, qui frappe des titres sans nouvelle propre, ne se comporte pas comme la limite basse d'un titre isolé, le plus souvent provoquée par une information sur la société.
3. L'indice monte, la cote baisse
Sur le mois, 34 actions reculent, 13 progressent, une reste stable. Le BRVM Principal, qui exclut les plus grandes capitalisations, perd 2,1 %. Le Composite, lui, gagne 3,3 %.
L'écart a un nom : Sonatel, première capitalisation de la cote, passée de 36 600 à 45 000 FCFA, soit +23 % sur le mois. L'indice des télécommunications prend 13,1 %. À l'opposé, la consommation discrétionnaire perd 9,4 % et la consommation de base 7,8 % ; NEI-CEDA (−23 %), Alios Finance (−22 %) et Sucrivoire (−22 %) signent les plus fortes baisses.
Dernière arrivée, Bridge Bank Group, introduite le 24 septembre, a enchaîné quatre limites hautes et termine le mois à 9 000 FCFA, 33 % au-dessus du prix de l'offre (6 750 FCFA).
Un indice pondéré par les capitalisations dit ce qu'a fait le marché en valeur. Il ne dit pas ce qu'a vécu un portefeuille de petites et moyennes valeurs : en septembre, ce portefeuille a très probablement perdu de l'argent.
4. Le Sénégal : le reflux n'a pas tenu
Le numéro d'août se terminait sur une question : le léger reflux du taux sénégalais à douze mois, ressorti à 7,87 % le 11 septembre après 8,20 % le 6 août, tiendrait-il ? Le mois répond non. Le 25 septembre, le bon à douze mois est remonté à 7,99 % et l'obligation à cinq ans est ressortie à 8,26 %.
La demande s'est aussi tassée. Sur ses deux opérations de septembre, le Sénégal a sollicité 250 milliards FCFA et reçu 267 milliards de soumissions, soit une couverture de 1,07, contre 1,47 en août et 1,83 pour la Côte d'Ivoire ce mois-ci. Le Trésor a retenu 97 % de ce qui lui était proposé ; le 25, il a tout pris.
Sur la courbe lissée au 25 septembre, le Sénégal emprunte à un an à 7,45 % quand la Côte d'Ivoire emprunte à 4,89 % : 256 points de base d'écart, contre 246 fin août. À cinq ans, l'écart se resserre légèrement, de 107 à 103 points de base. La prime continue donc de se concentrer sur les maturités courtes, celles que l'État refinance le plus souvent.
Ailleurs dans l'Union, les États ont retenu 871 milliards FCFA sur douze opérations. Le Mali voit son taux à un an monter de 31 points de base ; le Burkina Faso, son taux à trois ans de 35 points.
5. La liquidité : un quatrième titre franchit la barre
En août, trois actions permettaient de vendre 50 millions FCFA en cinq séances au plus. Elles sont quatre en septembre : Sonatel (1,3 séance), Société Générale CI (3,1), BOA CI (3,6), et désormais SIB, à 4,9 séances.
Le mouvement le plus net est ailleurs : Ecobank Transnational échange en médiane 30,6 millions FCFA par séance, contre 12,1 millions il y a trois mois, et passe du 19e au 7e rang de la cote. À l'autre bout, 22 titres demandent toujours plus de vingt séances pour écouler 50 millions, et les cinq titres les plus liquides concentrent 43 % du montant médian échangé.
Les autres sections du numéro
Le numéro de septembre détaille aussi les cinq détachements du mois, Nestlé, SODECI, SMB, Vivo Energy et Servair, dont les cours ont réagi de façons très différentes : inchangé pour Nestlé et Vivo Energy, en baisse de deux fois le dividende pour SMB. Sur 329 détachements observés depuis 2016, le cours ne baisse le jour même que de 52 % du dividende net en médiane. La section rendement total montre que les dividendes réinvestis portent le gain de l'année à +65,9 %, contre +58,6 % pour l'indice prix : 7,3 points que le prix ne montre pas. Viennent enfin la valorisation de chaque titre face à sa médiane de cinq ans et les notations émetteurs.
Pour aller plus loin
Le numéro de septembre est offert jusqu'au 31 octobre : il se télécharge ci-dessous avec un compte Fiducy, gratuit. Il rejoindra ensuite les numéros réservés, puis redeviendra libre trois mois après sa parution, comme tous les numéros. Le numéro d'août reste en accès libre.
Fiducy Recherche est un service de recherche dédié à la BRVM et aux marchés de l'UEMOA : la revue mensuelle en est la brique régulière, les études sur commande l'autre face. Si vous souhaitez recevoir la revue chaque mois, ou nous confier une étude, écrivez-nous ; l'offre est décrite sur fiducy.app/recherche.
Méthode. Cours de clôture officiels de la BRVM, non ajustés pour la liquidité, les limites et les détachements, ajustés pour les performances ; les jours fériés, stockés comme des copies de la séance précédente, sont écartés. Limites : variation de clôture à clôture d'au moins 7,35 %, hors détachement ; base historique depuis 2016. Performances mensuelles du 31 août au 30 septembre 2026 ; celle de Bridge Bank Group est mesurée depuis le prix de l'offre publique. Liquidité : montant échangé = volume × cours ; médiane sur 250 séances ; séances nécessaires = montant / (20 % × médiane). Courbe des taux et adjudications : UMOA-Titres, données publiques reproduites à titre indicatif ; courbes lissées au 28 août et au 25 septembre 2026, adjudications sénégalaises des 11 et 25 septembre 2026. Détail complet dans la page « Méthode et sources » de la revue.
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