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Fiducy Recherche : ce que la BRVM a fait en août 2026, mesuré

Nous lançons Fiducy Recherche, une revue quantitative mensuelle de la BRVM pour les professionnels. Le premier numéro, août 2026, est offert. Trois titres sur 47 permettent de vendre 50 millions FCFA en cinq séances ; le marché a compté 26 séances en limite de cours ; le lendemain d'une limite haute, un titre monte encore dans 57 % des cas.

Rédaction Fiducy23 septembre 2026Lecture 8 min
Fiducy Recherche : ce que la BRVM a fait en août 2026, mesuré
3 / 47 actions sur lesquelles 50 millions FCFA se vendent en cinq séances au plus
  • 26séances en limite de cours en août, 20 hautes et 6 basses
  • 52 %du dividende net : la baisse médiane du cours le jour du détachement
  • +6,9 %apportés par les dividendes depuis le 1er janvier, en plus des cours

Le Journal raconte la BRVM chaque semaine. Fiducy Recherche la mesure chaque mois, en poussant la recherche quantitative plus loin que ce qui se publie sur ce marché : combien de séances pour sortir d'un titre sans peser sur son cours ? Que font les cours le lendemain d'une limite de fluctuation ? Que coûte vraiment un détachement de dividende ? Comment la courbe des taux s'est-elle déformée ce mois-ci, État par État ?

La revue s'adresse aux professionnels, sociétés de gestion, SGI, assureurs, caisses de retraite, banques. Le premier numéro, celui d'août 2026, est offert : il se télécharge en bas de cet article avec un compte Fiducy, gratuit. Voici ce qu'il contient, et cinq constats à emporter.

1. Un sommaire fixe, les mêmes mesures chaque mois

Sept sections, toujours dans le même ordre, pour que les chiffres se comparent d'un numéro à l'autre :

  1. Liquidité et coût de sortie : le montant médian échangé par séance sur chaque action et le nombre de séances nécessaires pour écouler 10, 50 ou 200 millions FCFA.
  2. Limites de cours : les séances où un titre a touché sa limite de fluctuation, et ce que le cours a fait ensuite.
  3. Détachements de dividendes : la baisse du jour rapportée au dividende, le délai de rattrapage, et ce que chaque titre a fait par le passé avant les détachements à venir.
  4. Valorisation : PER, P/B, rendement et ROE de chaque titre comparés à sa propre médiane de cinq ans.
  5. Taux et marché primaire : la courbe des taux UMOA-Titres par État, sa déformation sur le mois, et les adjudications.
  6. Notations émetteurs : une ligne par émetteur noté, avec la validité de la notation.
  7. Rendement total : ce que les dividendes réinvestis ajoutent à l'indice prix.

Chaque section ouvre sur un encadré « Ce qu'il faut retenir », généré à partir des mesures. La revue décrit ; elle ne recommande jamais.

2. La liquidité : trois titres, puis le désert

Sur les 250 dernières séances, Sonatel échange en médiane 150 millions FCFA par jour. Pour vendre 50 millions sans représenter plus de 20 % du volume habituel, il faut donc moins de deux séances. Société Générale CI en demande quatre, BOA CI quatre également. Et puis c'est tout : trois titres sur 47 permettent de sortir 50 millions en cinq séances au plus.

À l'autre bout, 23 titres en demandent plus de vingt. Unilever CI, dont le cours a été multiplié par dix en cinq ans, échange 600 000 FCFA par séance en médiane : 50 millions y représentent 389 séances, soit un an et demi de Bourse. Sicor, 1 474 séances.

Les cinq titres les plus liquides concentrent 42 % du montant médian échangé de toute la cote. C'est la première chose qu'un gérant regarde avant d'entrer sur un titre, et c'est la première section de la revue.

3. Les limites de cours : le mouvement est reporté, pas arrêté

Une séance est comptée en limite lorsque la clôture varie d'au moins 7,35 % par rapport à la veille, hors jours de détachement. Depuis 2016, le marché en compte 2 001 à la hausse et 1 419 à la baisse. Août 2026 en a ajouté 26, dont 20 hautes.

Ce qui se passe le lendemain est la partie intéressante. Après une limite haute, le titre varie en moyenne de +1,69 % et monte dans 57 % des cas. Après une limite basse, il varie de −0,62 % et ne monte que dans 38 % des cas. La limite reporte le mouvement au lendemain ; elle ne l'arrête pas.

Ce constat décrit, il ne s'exploite pas : en limite haute, les ordres d'achat ne sont pas servis. Il aide en revanche à lire un titre bloqué sans imaginer qu'il a fini de bouger.

4. Le détachement : le cours ne baisse que de la moitié du dividende

Sur 322 détachements observés depuis 2016, le cours ne baisse, le jour même, que de 52 % du dividende net en médiane. 45 % des titres retrouvent leur cours d'avant détachement en trente jours, 64 % en quatre-vingt-dix jours ; 19 % ne l'ont pas retrouvé un an après.

En août, sept titres ont détaché : NSIA Banque, SOGB, SITAB, CFAO Motors, Société Générale CI, SAPH et TotalEnergies CI. La revue donne, pour chacun, la baisse du jour et le rattrapage observé, et pour les quatre détachements de septembre, Nestlé, SMB, SODECI et Servair, ce que chaque titre a fait lors de ses détachements passés.

Acheter la veille pour « toucher le dividende » revient à payer un cours qui contient déjà ce dividende. Le rattrapage, quand il a lieu, prend des semaines.

5. Les taux : 721 milliards levés, et le Sénégal qui paie son année à plus de 8 %

Sur le mois, les États ont retenu 721 milliards FCFA en adjudications pour 1 296 milliards soumis. La demande la mieux couverte : le Togo, cinq fois le montant offert. La plus forte déformation de la courbe des taux à cinq ans : le Mali, +16 points de base. Le Burkina Faso, à l'inverse, a vu son taux à un an reculer de 115 points de base.

Le fait du mois est ailleurs : le Sénégal. Le 6 août, son bon du Trésor à douze mois est ressorti à 8,20 % de rendement moyen pondéré, contre 6,62 % fin mars et 7,65 % fin juillet : en cinq mois, le coût de l'argent à un an a monté de plus de 150 points de base. Sur la courbe lissée de fin août, le Sénégal emprunte à un an à 7,37 % quand la Côte d'Ivoire emprunte à 4,91 %, soit 246 points de base d'écart pour deux États de la même union monétaire ; à cinq ans, 8,31 % contre 7,24 %. La demande a suivi, mais sans excès : 1,47 fois le montant offert sur le mois, contre 2,16 pour la Côte d'Ivoire.

Le contexte est connu : une dette publique réévaluée au-dessus de 130 % du PIB après la découverte d'erreurs de déclaration, et, le 1er septembre, un accord au niveau des services avec le FMI sur un programme de 2,2 milliards de dollars, qui reste à approuver par le Conseil d'administration. Le traitement envisagé porte sur la dette extérieure, par reprofilage plutôt que restructuration ; la dette émise en FCFA sur le marché régional en est exclue. C'est précisément cette dette régionale que la courbe mesure, et elle dit deux choses : le marché fait payer au Sénégal une prime nette sur ses voisins, et cette prime s'est surtout construite sur les maturités courtes, là où le refinancement est le plus fréquent. La première adjudication de septembre, à 7,87 % sur douze mois, marque un léger reflux ; la revue d'août s'arrête au 31 août, celle de septembre dira si ce reflux tient.

Chaque État garde la même couleur d'un numéro à l'autre sur le graphique des courbes, pour qu'un abonné qui compare deux mois retrouve ses repères.

6. Le rendement total : +6,9 % que le prix ne montre pas

Depuis le 1er janvier, le BRVM Composite gagne +53,6 % au prix. Dividendes réinvestis, +60,4 %. L'écart, 6,9 points, est ce qu'un portefeuille qui encaisse ses dividendes sans les réinvestir laisse chaque année à l'indice de rendement total.

Pour aller plus loin

Le numéro d'août est offert pour que vous jugiez sur pièce : il se télécharge ci-dessous avec un compte Fiducy, gratuit. Chaque mois, Le Journal reprendra une section du numéro courant, et chaque numéro sera offert à son tour trois mois après sa parution.

Fiducy Recherche ne se limite pas à la revue. C'est un service de recherche dédié à la BRVM et aux marchés de l'UEMOA, adossé aux moteurs de calcul de la plateforme : la revue mensuelle en est la brique régulière, les études sur commande en sont l'autre face, quand une direction a besoin d'une réponse précise à une question qui lui est propre. Si vous souhaitez recevoir la revue chaque mois, ou nous confier une étude, écrivez-nous ; l'offre est décrite sur fiducy.app/recherche.


Méthode. Cours de clôture officiels de la BRVM, non ajustés pour la liquidité, les limites et les détachements, ajustés pour les performances ; les jours fériés, stockés comme des copies de la séance précédente, sont écartés. Liquidité : montant échangé = volume × cours ; médiane sur 250 séances ; séances nécessaires = montant / (20 % × médiane). Limites : variation de clôture à clôture d'au moins 7,35 %, hors détachement. Courbe des taux et adjudications : UMOA-Titres, données publiques reproduites à titre indicatif ; rendements moyens pondérés des adjudications sénégalaises des 27 mars, 31 juillet, 6 août et 11 septembre 2026. Accord FMI-Sénégal : communiqué du FMI du 1er septembre 2026. Détail complet dans la page « Méthode et sources » de la revue.

Ce document est descriptif : il ne constitue pas un conseil en investissement et ne comporte aucune recommandation d'achat ou de vente.

Le JournalAnalyse exclusive FiducyPar Rédaction Fiducy23 septembre 2026

Avertissement. Cette analyse est publiée à titre purement informatif, à partir de données de marché. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Toute décision d'investissement relève de votre seule responsabilité.

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